CatherineBranger

 

Centre de Détention de Muret - SMPR

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A perte de vue ( aprés l'exposition "Paysage(s)"  des oeuvres des Abattoirs présentées au centre de détention de Muret en janvier 2012 )

Les ateliers d’arts plastiques ont permis de changer de point de vue. Chacun charge  l’espace du paysage de ses propres significations et émotions. Tout est alors possible: créer un décor dans lequel l’on peut s’intégrer, se projeter dans des paysages naturels, atmosphériques ou intérieurs…

 

Les personnes venant à l’atelier ont commencé très rapidement à réagir à cette thématique. Le paysage- je l’ai constaté au fil des années – revenant régulièrement dans les productions spontanées. On le voit largement dans la restitution précédente (qui pourtant était sur la thématique de l’autoportrait).

 

Des propositions ont donc été faites très naturellement, nous pouvons en voir quelques unes aujourd’hui: des paysages imaginaires, des paysages atmosphériques, des paysages plus intérieurs et même assez mystérieux pour certains…

 

Puis j’ai proposé de nous inspirer de la prise de vue à 360 degrés d’une forêt.

Nous avons donc travaillé à partir de photographies que je suis allée prendre pour cette occasion; et à l’aide d’un vidéoprojecteur nous avons projeté ces photos l’une après l’autre sur un rouleau de papier pour pouvoir les travailler au fusain et crayon conté, ce qui a donné au final un dessin de plus de 7 m de long. L’idée était de le présenter de manière circulaire afin de pouvoir s’y immerger totalement.

 

 

 

 

Nous avons donc obtenu un espace physique fermé dans lequel il faut s’intégrer pour pouvoir accéder à un espace qui ce veut ouvert visuellement et mentalement.

Les dessins sur les morceaux de troncs d’arbres (faits au pyrograveur) sont comme une trace ou un message laissé derrière soi lors de son passage ; tel un tatouage définitivement inscrit sur « la peau » de l’arbre. J’ai effectivement constaté que les tatouages sont une forme d’expression très appréciée de beaucoup de personnes détenues.

 

La vidéo faite à partir d’un très long dessin est une promenade dans un paysage qui n’a ni début et ni fin. Le promeneur se retrouve finalement à tourner en rond.

 

Quelques photos-montages sont aussi présentés. Technique que j’ai souvent proposée lors de mes ateliers. Ceux-ci ont été réalisés à partir des photos de bonsaïs cultivés comme des  « petites forêts » dans la prison (un espace entier leur est dédié).

 

Et enfin un travail sur des ciels car il est vrai qu’en prison le regard peut se porter très loin à la vertical mais beaucoup moins à l’horizontal…

 

Ateliers - Centre de Détention de Muret

Vernissage à la Galerie des Publics du musée les Abattoirs

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